RAPPORT D'ACTIVITE 2016

 

2016 a été la première année d’existence pour l’association, la première année de réflexion et de préparation de notre projet « Accès à l’eau potable pour tous » et du projet  « agroforesterie reconstructive et alimentaire ».

 

Ce projet a permis à l’association de prendre toute sa dimension humanitaire, matérielle, éducative et de santé au sein du village.
Ce fut l’occasion lors de cette première mission menée par les bénévoles, d’instaurer un réel dialogue au sein du village grâce à la rencontre avec les habitants et les différents chefs du village.

 

La mission a permis d’évaluer les motivations des villageois quant à leur investissement dans les différents travaux à réaliser dans le futur. Les femmes et quelques hommes se sont déjà investies dans la « préparation » de notre parcelle expérimentale et sont déjà prêts à œuvrer pour le développement du projet agricole.


Le président, Eric Journeaux, a également rencontré, à Taolagnaro et à Ambovombé, les principaux intervenants dans le cadre du FED (Fonds Européen de Développement) et certains représentants des diverses associations locales et internationales œuvrant dans les régions Anosy et Androy.
L’association a pu organiser différents forums avec le village afin de prendre en compte leurs demandes et identifier au mieux leurs besoins.
Nous avons surtout pris pleinement conscience, compte tenu de la situation géologique de la plaine côtière de Lavanono, des difficultés immenses de la survie alimentaire, et de la dépendance à la viande de poisson et aux revenus de la pêche à la langouste pour subsister.


Constat de la situation

  • La population vit (en moyenne) avec moins de 1€ par jour et par famille.
  • La population est (en règle générale) sous alimentée et souffre parfois de famine.
  • La population est généralement victime d’un manque d’eau, bien qu’en saison des pluies l’Agence de l’Eau du Sud (AES gouvernementale), arrive à faire fonctionner épisodiquement (2 à 5 fois par mois) les pompes des stations du pipeline qui traverse l’Androy du Sud.
  • Seules les 43 familles de pêcheurs en pirogue ont, pour le moment, plus de ressources alimentaires et financières. (cela fait environ 120 hommes et jeunes célibataires)
  • Une partie de la population souffre de maladies graves liées aux carences alimentaires majeures et à une alimentation souvent
  • Les enfants en bas-âge et les personnes âgés sont profondément affectés par le manque d’eau de qualité potable et de nourriture potentiellement « diarrhéique » (comme les fruits du « Raketa Mena »).
  • Les enfants sont généralement sous alimentés.
  • La population ne peut pas produire de l’agriculture ni d’élevage, à cause du manque d’eau, de la sécheresse chronique et de la dégradation des terres « arables », donc elle n’arrive pas à s’autoalimenter. Aucune production agricole ne subsiste.
  • La population ne peut pas se soigner, il n’y a pas de dispensaire, le plus proche est à 15 km et il n’y a aucun infirmier ni médecin en poste là bas.
  • La population ne sait pas ou n’a pas le nécessaire pour soigner les affections bébignes, ce qui engendre des complications parfois très graves et des conséquences dramatiques.
  • Il n’y a aucun équipement sur le village hormis une école primaire publique et une école catholique. Une église catholique et un temple protestant.
  • Il n’y a aucun équipement, ni matériel pédagogique au sein de l’école, mis à part les tableaux noirs, les ardoises et les bâtons de craie fournis par ARA et les kits scolaires fournis par le Ministère et par la circonscription scolaire (CISCO) de Beloha.

 

 

Suite à ces observations, « ARA » a pu définir des orientations et des actions

concrètes à entreprendre dès 2017.

 

« ARA » a pu réaliser les actions prévues en cohérence avec les besoins et les demandes de la population, notamment au niveau de l’école primaire du village où « ARA » a investi dans 70 pupitres doubles pour les écoliers ainsi que dans du matériel pédagogique comme des ardoises et de la craie.

 

« ARA » a été à la rencontre des familles du village, elle a su instaurer le dialogue et échanger afin de récolter les souhaits des uns et des autres. Nous avons visité des marchés de brousse, les stations de pompage voisines et certains puits (d’eau saumâtre dans les ergs de dunes, d’eau boueuse sur le plateau du Karimbola qui domine la plaine aride de Lavanono.)
« ARA » a rencontré le Ministère de la Population et de la Condition Féminine afin de connaitre les modalités de partenariats possibles notamment au niveau des accords à passer avec eux et des aides echniques possibles lors du montage de nos actions à venir.
Le réseau local s’est bien « démené » avec les élus, les chefs du village, et une ONG « UNICEF » qui souhaite collaborer avec notre association dans le cadre du programme WASH (Eau-Assainissement-Hygiène) pour le soutien technique et logistique (fourniture d’eau et de complément alimentaire /expertise en assainissement de brousse).
Nous nous sommes également impliqués dans le programme ASARA / AINA financé par le F.E.D etl’ A.F.D.I. au travers de l’éco-agriculture (avec le CTAS) et de la préservation des ressources de bois par le saumurage des poissons en remplacement du fumage à l’air libre (ou en fumoir) gros consommateur de bois et vecteur de déforestation massive.


Nous avons financé l’achat de l’ensemble des matériels dédiés à la Désalinisation (Désalinisateur, Pompe d’Eau-de- Mer et tuyaux) qui seront installés sur place en juin 2017.

Nous avons initié les contacts dans les différents ministères afin d’obtenir notre « Accord de Siège » nécessaire à l’exercice de toute activité associative étrangère à Madagascar.


Nos adhérents et nos donateurs
Au-delà des personnes qui adhèrent au projet, « ARA » a pu pleinement penser aux actions à développer à venir car elle a obtenu différentes rentrées d’argent. « ARA » a utilisé les appels à projets en ligne pour générer des fonds auprès de particuliers et de sociétés et cela a fonctionné. Cette année l’association a compté 15 adhérents et 25 donateurs. Ce qui marque déjà une reconnaissance quant aux projets que nous souhaitons entreprendre sur le village même si cela reste
toujours insuffisant pour pouvoir tout entreprendre.
« ARA » a également été primée au concours du Ministère Français de l’Ecologie « 100 projets pour la planète » parmi les 850 associations ayant postulé.

 

Orientations pour 2017

(actées en Conseil d’Administration du 10 novembre 2016)
Avant tout « ARA » devra faire une demande pour obtenir en tant qu’association humanitaire d’intérêt général, une déduction fiscale pour ses donateurs, sans cela, nous aurons des difficultés à tout pouvoir mener pour cette population qui souffre de famine, du manque d’eau et d’hygiène, de manque d’activités économiques…
Ainsi les particuliers et les entreprises dans le cadre du portage, du mécénat recevront un reçu fiscal qui leur permettra d’obtenir une défiscalisation à hauteur de 60 ou 66 %. Les futurs projets portés par « ARA » sur le village sont dans ses volontés de pouvoir nourrir la population en mettant en place l’accès à l’eau potable pour tous et produire du travail pour les familles, pour cela, « ARA » a décidé de faire travailler les villageois pour :
- L’Installation d’un désalinisateur
- L’Installation de panneaux photovoltaïques
- L’Installation d’un réservoir enterré
- La construction d’une palissade
- Le ramassage des déchets non verts
- La mise en place d’un projet agricole qui permettrait d’alimenter les enfants scolarisés avec la mise en place d’une forêt alimentaire, d’un potager et d’un poulailler, les familles du village et fournir de l’eau potable pour l’élevage des animaux.
- Créer une coopérative agricole avec les femmes du village pour  « vendre » des produits agricoles et du sel, afin de générer des rentrées d’argent et ainsi maintenir et développer des
actions sur le village.

 

 

 

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