PRESENTATION  DE  l’ ANDROY

(source principale : Monographie de la Région Androy - 2005)

 


 

La Région de l’Androy

Géographiquement localisée dans l’Extrême Sud de Madagacar, la région Androy s’étend sur 19 540 km2. Elle comprend 881 fokontany (hameaux) répartis dans 51 communes, elles-meme organisées en quatre Districts : 

  • Ambovombe
  • Bekily
  • Beloha
  • Tsihombe

 

 

Population : 

La population totale est estimée en 2005 à 600 000 habitants et est caractérisée par une population jeune majoritairement rurale.
Avec un taux d’accroissement démographique de 2,7 % cette population doublera dans 25 ans si aucune mesure de planification familiale adéquate n’est prise.

La population est majoritairement Antandroy, avec la présence non-négligeable d’autres groupes ethniques : Antanosy, Mahafaly, Merina et Betsileo.

 

Climatologie :
De nombreuses sources et divers indicateurs citent la Région Androy comme étant la plus pauvre de Madagascar. En cause notamment son climat  semi-aride avec une précipitation moyenne de 400  mm mal répartie dans l’année. On observe une diminution significative de l’intensité des  précipitations de la zone Nord vers l’extrême Sud de la zone littorale. La sécheresse présente une variation périodique tous les huit à dix  ans.

L’irrégularité pluviométrique, combinée avec les variations et l’importance des amplitudes thermiques, favorise souvent la dégradation du sol. La Région est soumise à une présence quasi permanente de vent fort et desséchant du Sud « Tiokatimo ».

 

Economie :
Cette  situation fait que l’Androy connaît un problème chronique et sévère de disponibilité et d’accessibilité à l’eau :  source  de  maladies, d’insécurité alimentaire chronique, de migration, de dégradation de la capacité de production agricole – en somme une source d’aggravation de la pauvreté.


Les  capacités de production agricole dépendent du régime de précipitation de l’année. Des épisodes récurrents de kere([kéré] = disette, famine) surviennent dans la région dès que la pluviométrie baisse.

Les  moyens  disponibles ne réussissant pas à être à la hauteur des besoins, diverses institutions et structures s’investissent dans la zone.
Dans  le  cadre de la lutte contre l’insécurité alimentaire, l’UNICEF et le Programme Alimentaire Mondial oeuvrent dans la nutrition. Les coopérations européenne et française travaillent dans le cadre des cantines scolaires et des semences améliorées. Le Conseil Général de l’Eure s’investit depuis une dizaine d’années dans l’éducation et l’appui aux communes en collaboration avec l’Association Française des Volontaires du Progrès, dans le district de Tsihombe.
Un réseau de pipelines transférant de l’eau des fleuves Mandrare et Sampona vers les principales agglomérations de l’Androy a été réalisé sur financement de la coopération japonaise, suisse et européenne, et sous la coordination de l’Alimentation en Eau dans le Sud (AES)
Outre son implication remarquable dans le microcrédit et dans la nutrition dans l’Androy, l’ONG GRET a mis en place des impluvia dans la région Androy et des citernes dans les écoles.  
L’AES a confié la distribution de l’eau à des opérateurs économiques qui se ravitaillent souvent au niveau des points d’eau des pipelines. Ils transportent l’eau en charrettes et la vendent dans les différentes localités à un prix variable selon les villages et les saisons.

 

Le District de Beloha

d’une superficie de 6.789 km²  il comprend 6 communes :

Beloha (dont dépend la communauté villageoise de Lavanono), Tranoroa, Kopoky, Tranovaho, Marolinta et Behabobo.

La population était de 108 390 habitants au recensement de 2005.  Densité de la population : 15,96.
Commune de Beloha : 27 288  habitants - Commune de Kopoky : 18 601 habitants.


La majeure partie de la population du District de Beloha, sauf les communautés côtières, est constituée de paysans qui pratiquent principalement l’agriculture de subsistance.

Les cultures dominantes sont : manioc, patate douce, niébé (voanemba = légume sec entre les haricots et les pois de bambara), antsoroky ou mahafaly (lentilles), pastèque,  melon, potiron, maïs, konoke  (variété de légumineuses de la même famille que le pois-du-Cap  cultivée  principalement sur le littoral : Marolinta et Tranovaho)
Depuis  des  années,  la  production  de  maïs  est  mauvaise, la population cultive le petit mil et le sorgho. Les autres variétés de pois-du-Cap et haricots se trouvent uniquement à Marolinta.

 

Forêts :  
Superficies  boisées : 344 km²

Produits exotiques : raketa (cactus), goyaves, mangues, lamoty (jujubier), baobab.

 

Elevage :
En  héritage  traditionnel  de  leurs  ancêtres,  ils  élèvent des bovidés, des ovins et des caprins destinés aux marchés locaux pour la consommation courante.

La vente des poils des chèvres dites  «angora» et des brebis «merinos» est l’une des activités des éleveurs ravitaillant ainsi les artisans locaux d’Ampanihy-Ouest.

 

Une  partie  de  la  population  du  littoral Sud, de l’embouchure de la Menarandra (25 km au Nord-Ouest de Lavanono) au Cap Sainte-Marie et jusquà Faux-Cap / Betanty, s’adonne à la pêche maritime. Les produits sont principalement destinés à la consommation locale.

 

 


Photos d'archives de la Région Androy - 1935

Marché Ambovombe

Marché d'Ambovombe - 1935

Behara AmboasaryBehara, Commune d'Amboasary - 1935

Avion TsiombeL'avion du Gouverneur Cayla à Tsihombe - 1935

AlohaloAlohalo - 1935

Ringa TsihombeRInga (Lutte), Tsihombe - 1935