MADAGASCAR

 

La République de Madagascar est un État insulaire, situé dans la partie occidentale de l'océan Indien, au large de l'Afrique de l'est dont il est séparé par le canal du Mozambique.
Longue de 1 580 km et large de 580 km, Madagascar couvre une superficie de 587 000 km 2 .
Sa capitale est Antananarivo et le pays a pour monnaie l'Ariary (MGA).
En 2015 Sa population est estimée à 24,4 millions d’habitants avec un taux de croissance proche de 4%.

L’indice de fécondité moyen est de 4,36 enfants/femme et l’espérance de vie moyenne est de 65,8 ans pour les femmes et de 62,8 ans pour les hommes.
En 2013, le taux de mortalité était de 7,10% et de 46,13% pour la Mortalité Infantile (avant 5 ans).

  • Données socio-économiques

Avec un PIB/habitant de 447 $ U.S., Madagascar est classé 5 ème mondial pour son niveau de pauvreté avec 92% de la population en dessous du seuil de pauvreté et 56% en état d’extrême pauvreté.
De même au classement du « Développement Humain » du PNUD 2014, Madagascar était classé à la 155 ème place sur 187 pays étudiés. Un enfant sur deux (de moins de cinq ans) souffre de malnutrition chronique.

Le Taux d’accès à l’électricité est de 14% et essentiellement concentré dans les centres urbains et sur les hauts-plateaux du centre de l’île. Les réseaux de communication routière et ferroviaire sont, surtout en province, dans un état de délabrement tel que les échanges commerciaux et humains sont très difficiles.
Le réseau Aérien, jusqu’alors réservé aux appareils de la compagnie nationale Air Madagascar et à quelques opérateurs privés, est en train de s’ouvrir à d’autres compagnies dont Air Austral qui vient d’acheter 49% du capital d’Air Madagascar et Madagasikara Airways.
Par contre, les réseaux de télécommunication GSM, privatisés, sont généralement assez bien développés, au moins par l’un des 3 ou 4 opérateurs et permettent les transactions financières et l’accès à internet en bas débit. 

  • L’état du secteur éducatif est inquiétant

les familles rencontrent des difficultés à envoyer leurs enfants à l’école. Depuis 2009, le taux brut de scolarité au niveau du primaire diminue. De 2009 à 2012, les taux d’achèvement du primaire et au collège diminuent traduisant une augmentation de la déscolarisation. Les taux de réussite aux examens (CEPE, BEPC et Baccalauréat) baissent entre 2010 et 2011.
Cependant, le gouvernement actuel fait de réels efforts, avec les aides internationales, tant pour la construction d’infrastructures scolaires que pour la fourniture du matériel éducatif. (À la rentrée 2016, 4,4 millions de kits scolaires (cartables équipés) ont été distribués.)

  • L’accès à la santé devient difficile 

La population fréquente de moins en moins les Centres de Santé de Base (CSB) et le taux de couverture vaccinale diminue. L’accès à la santé est aggravé par la détérioration des infrastructures routières : depuis 2010, il n’y a plus de réseau routier en terre en bon état. Toutes ces dégradations sociales ont des effets négatifs sur l’activité économique entraînant le pays dans un cercle vicieux.

 

 

Le Point Crucial et Limitant dans le Développement Humain et Social est l’Accès à l’Eau : 

Beaucoup de ménages ont un accès limité à l’eau potable et la défécation à l’air libre est largement pratiquée. L’assainissement reste un défi majeur, même si l’accès à l’eau potable est relativement élevé dans les zones urbaines.

 

En 2010, 54 % de la population n’a pas accès à l’eau potable et à l’assainissement et l’accès à des latrines améliorées est seulement de 15 % (JMP 2012). En milieu rural, seulement 34 % des familles utilisent des sources améliorées d’eau potable (66% n’ont pas accès à une source d’eau potable), et 12 % des installations sanitaires adéquates. Moins de 58 %, un tiers des écoles primaires, disposent de latrines (base de données MOE 2011), et moins de 15 % des centres de santé de base sont équipés de points d’eau potable (base de données MINSANPF 2009).

  • Les ressources du pays

Madagascar est une île magnifique dotée de richesses naturelles immenses. Ses ressources, sa faune et sa flore en font un endroit unique sur Terre. La plupart des espèces que l’on retrouve sur l’île sont endémiques. Tous ces atouts sont attrayants d’un point de vue touristique, et la croissance de ce secteurd’activité est importante. Mais la population dispose également d’autres moyens pour vivre : pêche, agriculture, extraction minière, industrie textile. Madagascar étant l’un des pays les plus pauvres de la planète, de plus en plus d’industriels viennent délocaliser leurs activités à forte main d’œuvre dans l’île, notamment le textile.

  • Les freins de developpement

Par contre, ce développement est freiné par une instabilité politique récurrente. Les infrastructures de toutes sortes sont toujours déficientes, les transports mal organisés, et la capitale voit affluer de plus en plus de gens qui cherchent du travail et qui finissent dans les bidonvilles qui entourent la capitale et les grandes villes.

  • Conclusion : Madagascar et sa place dans le monde

Doté de potentialités énormes (Tourisme, Ecologie, Mines, Agriculture, Artisanat) Madagascar reste un pays miné par une administration trop souvent inefficace.
Alors que dans les années 2000 la pays avait accompli un certain nombre de progrès dans la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement, la crise politique des années 2009-2014 a porté un coup dur à ces avancées. Aujourd’hui, ses résultats en matière d’éducation, de santé, de nutrition et d’accès à l’eau sont parmi les plus faibles du monde.

Après avoir réalisé un diagnostic systématique de la situation économique et sociale du pays (SCD), la Banque mondiale a élaboré un nouveau cadre de partenariat-pays qui a été publié en mars 2017. Celui-ci prend en compte les recommandations du SCD organisées autour de cinq priorités :

  • Améliorer la gouvernance;
  • renforcer les finances publiques, avant d’améliorer les services publics et de financer des investissements structurants;
  • mettre en place des politiques susceptibles de libérer le potentiel du secteur privé;
  • développer le capital humain;
  • Lutter contre la pauvreté notamment en améliorant les conditions de vie des ppulations en milieu rural.